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[EQUATEUR] La réserve de Cuyabeno est une forêt tropicale humide et une zone protégée située en Amazonie équatorienne. Elle s’étends sur environ 6500km2 et est considérée comme l’un des sites de biodiversité le plus dense au monde :
13 lacs, 14 lagons interconnectés, 3 rivières et leurs affluents, 6000km2 de forêts, 12000 espèces de plantes, 60 espèces d’orchidées, 550 espèces d’oiseaux, 350 espèces de poissons, 30% des espèces d’araignées du monde, 20% des des espèces de serpents du monde, des caïmans, des dauphins, toutes sorte de mammifères…
C’est un sanctuaire sauvage !

Le mot “Cuyabeno” vient de deux peuples autochtones :
les Sionas et les Secoyas ; Et signifie “la rivière gentille”
(Kindness river en anglais)

La rivière principale est le Cuyabeno, qui donne son nom au parc, elle se jette dans le Rio Aguarico, qui se jette dans le Rio Napo qui à son tour se jette dans… l’Amazone !

Si vous avez peur des araignées et des serpents, je vous suggère de ne pas scroller d’avantage…

La réserve se situe dans un lieu extrêmement difficile d’accès.
Depuis “Quito”, il faut compter 11h de bus jusqu’à “Nueva Loja”, puis attendre 2h un autre bus qui va mettre 3h pour se rendre à “Tarapoa” (siège des rangers pour payer le droit d’entrée) et ensuite il faut environ 2h de bateau (type long boat de 10 places) sur le “Rio Agua Negra” (l’un des affluents du Cuyabeno), pour enfin arriver aux limites de la réserve.  Soit environ un jour de transport rien que pour y aller !
Une fois sur place, si il vous arrive une merde, ce qui arrive de temps en temps du au nombre d’espèces très venimeuse de la région :
La première ville disposant d’un poste médical se trouve à 100km à l’ouest (à vol d’oiseau).

Autrement dit on peut y aller, mais il faut avoir conscience de ces quelques détails et bien faire attention aux consignes qu’on nous donne.
D’ailleurs il n’y a pas de libre circulation dans cette réserve, tout est très encadré… mais de toutes façons on ne peut pas vraiment circuler librement sur plus de 300m à la ronde : C’est la jungle amazonienne !

En 2015, lors de mon passage en Equateur j’ai du faire face à un choix : Soit aller aux Galapagos, soit aller en Amazonie !
Question de budget ! Donc j’ai choisis l’Amazonie :
US$350 tout compris transport inclu AR depuis Quito, ça allait, c’est honnête !
Les Galapagos, c’est le double, voir le triple !

J’ai donc passé 5 jours dans la réserve de Cuyabeno en compagnie d’un ami, dans un ecolodge dans la partie ouest de la réserve et nous avons pu circuler dans une zone qui représente environ 20% de toute la réserve. Naturellement certaines zones du parc sont interdite d’accès, tant pour préserver la nature de toute présence humaine, que pour respecter les peuples autochtones, qui vivent en grande partie en autarcie dans cette région.

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L’entrée de la réserve…

Nous faisions parti d’un groupe d’une dizaine de touristes étrangers, plus 2 guides locaux.
Donc c’est organisé, mais somme toute assez tranquille, car un groupe de 10 personnes : Ca va !
D’autant plus que le lodge ou on était avait une capacité d’accueil de 3 groupes mais il n’y en avait que deux quand on y était, soit 23 personnes au total, perdus ensemble dans la jungle, ça ne se bousculait pas vraiment quoi, c’est silencieux et calme :
1 groupe de 10, 1 groupe de 7, 2 cuistos, 4 guides… that’s it !

Le lodge se composait de 3 huttes d’habitations avec une capacité d’accueil de 40 personnes, une hutte d’espace commun et d’une tour d’observation (d’ou la photo est prise). Tout y était rustique :
3 par chambre minimum, pas de ventilation, des lits avec moustiquaires, pas de douche, une électricité réduite (panneau solaire), peu de lumière la nuit (lampe torche obligatoire), des toilettes naturelles (un trou qui pue quoi), un quai d’accueil de longboat, (ou se baladait parfois des caïmans), une cuisine basique, des poubelles de tri… bref éco-responsable en tout point de vue !

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Caïman ecolodge

 

L’exploration du parc s’est découpée en différentes parties :
01- Observation de la faune et flore en bateau à moteur (jour et nuit)
02- Observation de la faune et flore en canoe (jour)
03- Baignade dans un lac (…) (jour)
04- Randonnée dans la jungle (jour)
05- Marche nocturne dans la jungle (Environs de minuit)
06- Présentation des peuples autochtones (jour)
07- Rencontre et artisanat autochtones (jour)
08- Initiation autochtone (seul truc un peu cliché débile, mais bon, passable…) (jour)
09- Farniente en hamac. (jour et nuit)
10- Expérience de la bouffe locale. (Matin, midi et soir)

De plus, on ne restait au lodge que la nuit pour dormir et manger.
Tout le reste du temps on était en balade d’exploration du parc, bref c’est complet comme truc :
Tu rentre, t’es crevé, tu manges, tu t’endors et il y a une mygale au plafond : bonne nuit !
(Authentique, voir photos plus bas).

 

Comme les images valent mille mots,
je vais donc leur laisser la place pour la suite !

 

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Des petits singe qui se baladait autour du lodge, (la photo n’est pas zoomée).

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Un ara parmi d’autres…

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Au dessus du lit quand tu dors… sympa !

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Un longboat d’exploration.
Avant ils étaient en bois, mais depuis quelques années ils sont en fibre de verre.

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2 Hoatzin ou “Oiseau reptile”

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Un “petit” anaconda de 3 mètres

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Le même anaconda qui fait une léchouille à la caméra

Vous pouvez voir un extrait de la vidéo correspondante sur mon instagram !

 

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Un chef (Cacique) de tribu Sionas dans son village…

Au passage on a eu une discussion forte intéressante avec ce cacique, qui nous a expliqué un peu comment fonctionnait une tribu, le rôle du chef, de celui du chaman, des animaux totem, les ressources pour survivre etc.

Mais on a surtout parlé de l’influence extérieure.
Car objectivement, même si c’est un vrai chef, on sait tous très bien que les autochtones que l’on voit dans ces tours sont surtout la pour le folklore touristique. Du genre ou le mec ne s’habille comme ca que pour satisfaire une pseudo-curiosité venant de la part de visiteurs, mais que dans la vie de tout les jours, il porte sans doute un jean.
Du coup, on a tenté (sans essayer de le piéger), de connaitre un peu son point de vue sur la question et il nous as révélé des choses très intéressantes et légitimes. En réalité il vit ici en semi-autarcie, il ne rejoint la civilisation que par moment (faut dire que c’est pas tout près non plus quoi), il est aussi en contact avec d’autres tribus beaucoup plus isolées.
En gros, il sert de “passerelle” entre les deux mondes, les autochtones d’un coté et la civilisation de l’autre.
Ce qui lui confère un statut intéressant et fort des deux cotés.

Je vous invite à lire le pauvre article Wikipedia parlant de cette tribu.
Et je consacrerais peut être un article pour aborder d’avantage le sujet…

Une autre autochtone, nous a montré toutes les étapes de la préparation du manioc, On a été en couper un puis on a suivi toutes les étapes jusque dans notre bouche ! On nous as aussi expliqué comment faire des peintures tribales en se servant uniquement d’une plante locale :

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1- Il faut d’abord repérer cette plante

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2 – Puis l’ouvrir en deux afin de dévoiler les baies qui sont à l’intérieur. Puis on pile les baies, ce qui donne une teinte rouge.

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3- Il ne reste plus qu’à appliquer le pigment sur la partie du corps !

Pendant les virées en longboat ou ceux en canoe, on pouvait se baigner dans un lac (En fait, c’est juste que la rivière par moment devient vachement plus large et forme un lac, mais ça reste une rivière). Les guides nous racontaient qu’à cet endroit il n’y avait aucun danger pour se baigner :
Pas de piranhas, pas de caimans, pas de serpents ni autres espèces menaçantes.

La raison est simple, c’est du à la teneur en minéraux de l’eau, plus une eau est minérale, moins il y a de danger (j’avais déjà appris ça en Australie) Donc on s’est baigné sans vergogne dans le lac et à plusieurs reprise, en plein jour mais aussi au coucher du soleil.
D’ailleurs je considère ce coucher de soleil, comme le plus beau que j’ai eu la chance de voir !
Tant par la beauté du ciel, que par les sons environnants qui donnaient un charme sans précédent au lieu !

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Coucher de soleil sur l’Amazonie

Sauf que le soir même, une fois la nuit tombée, on est partis en excursions en longboat et on a vu plein de bestioles, exactement la ou plus tôt dans la journée on se baignait sans se soucier de rien. Nan mais sérieusement, la blague quoi !
Je peux vous dire qu’on ne s’est pas re-baigné le lendemain hahaha !

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Du genre : un Caïman !

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Ou ce superbe petit serpent dont je ne retrouve pas le nom.
J’ai approché mon objectif a 20cm, mais je me suis vite reculé quand j’ai appris que la morsure foutait dans le comas en 2h…

Le lendemain à la même heure, nous avons fait une sortie nocturne, pour observer la faune à la lampe torche…
On a vu pas mal de bestioles un peu flippantes.

En fait l’Amazonie c’est comme se balader dans un vivarium,
mais sans les vitres de protection !

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Superbe specimen d’Ancylomete.
Son venin libère une neuro-toxine qui provoque la tétanie en quelques heures… Pareil, j’ai appris ça APRES lui avoir collé mon reflex au cul…

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Un “Whip scorpion Thelyphonida”
Sa morsure n’est pas vraiment dangereuse, il libère juste un acide qui vient engourdir la peau !

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Une “Wolf spider”, connue aussi sous le nom de “Lycosidae”.
C’est une araignée qui a la capacité de faire des bonds, jusqu’à 1m.
Sa morsure n’est pas mortelle, mais elle développe une nécrose partielle…

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Un peu plus amicales :
Les fameuses fourmis portant des feuilles de 5x leur taille !

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Ou encore cette horreur inconnue.
A ce moment, le guide nous as dit de ne surtout pas nous approcher, très dangereuse. Je l’ai eu au zoom max !

Bien sur, tout ça de nuit, gigote et grouille au sol…
Ca fait froid dans le dos hein ?

Après une bonne nuit de sommeil (on dit que les rêves sont inspiré par les événements de la journée, je vous laisse imaginer la nuit), on est reparti faire une marche dans la jungle, de jour cette fois ! Une journée tout aussi riche en faune et flore !

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C’est sans doutes la bestiole la plus répandue dans cette région d’Amazonie !
On en a vu une dizaine !

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Une petite grenouille toute mimi ! Pas évidente à repérer !

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Ce… truc !

Et voilà on à fait le tour des 4 jours, il ne restait plus qu’une soirée dans la jungle, on en a profité donc pour se poser et observer la jungle et les étoiles avant de passer une dernière nuit de le lodge et repartir pour la civilisation !

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Un paysage de jungle à perte de vue

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Pollution lumineuse : Zéro !
Si je m’y connaissais mieux en photo d’étoiles, j’aurais fait des cliché de psychopathes !

Et puis on est repartis en longboat jusqu’à l’entrée du parc !
Feat : Je m’en vais globe trotter

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Bye Bye Cuyabeno !

Conclusion

Ca valait largement la peine de dépenser 300 balles !
Un big up aux organisateurs du truc ! Ca se passait ici !

Cette expérience amazonienne m’a tellement inspiré que, plus tard, en Colombie, j’ai fait un peu de volontariat dans une zone un peu similaire pour répertorier les espèces d’oiseaux dans la jungle… mais ça, c’est une autre histoire ^^

Enjoy !

[NICARAGUA] Ometepe est une île située sur le lac Nicaragua (32m d’altitude), dans le pays du même nom.
Elle est constituée de deux stratovolcans, le Concepción, qui est actif (1700m) et le Maderas, qui est éteint (1400m).
Sa superficie est de 275 km². Au sommet du volcan Maderas, il y a un petit lac. On se retrouve donc avec un lac sur une ile dans un lac huhu.

Le mot “Ometepe” provient d’une langue aztèque, le nahuatl :
ome (deux) et tepetl (montagne).

J’ai passé une semaine sur Ometepe en aout 2015, c’est l’un de mes coins préféré sur terre pour son charme local, son environnement semi-sauvage à taille humaine et son isolement qui en font un endroit très intéressant à découvrir et ou se poser quelque temps.

Après avoir fui le Costa Rica (voir ici pourquoi), dans la file d’attente interminable de la frontière avec le Nicaragua (comprends qui peut), j’ai rencontré un gars (Raúl, un madrilène) avec qui j’ai voyagé pendant presque 3 semaine dans le pays.

Petite parenthèse sur San Juan del Sur

(Car j’ai la flemme de faire un article complet sur cette ville…)

On a commencé par aller à San Juan del Sur, c’est une petite ville en bord de mer avec de grandes plages parfaites, idéal pour le surf ou le skim ! C’est un chouette spot, bien qu’un peu trop touristique à mon gout, mais bon, contrairement au Costa Rica : Tout est super-ultra-cheap !
Du coup on peut se poser et profiter sans se ruiner !
Pour exemple on a dégusté un rhum “Flor de Cana” de 12 ans d’âge (je recommande ce rhum) qu’on a payé 2,5€ la bouteille, alors qu’en France elle coute 35€). Tout le pays affiche des prix de ce genre, auberges, transports, bouffe : Bref c’est le paradis haha !

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La plage de San Juan del Sur

Vu que c’est une ville très proche (géographiquement) du Costa Rica, on y croise encore pas mal de touristes, mais la tranche d’âge des voyageurs n’est plus du tout la même, la ça tape clairement sur la trentaine et plus ! C’est un peu comme la “ville frontière”, une fois qu’on l’a dépassée, on rentre vraiment dans le pays !
Néanmoins je préfère de loin avoir me poser ici que dans n’importe quelle autre ville balnéaire du monde.
On s’y est posé quelques jours, on y a rencontré un autre gars (Dan, un américain) avec qui on a poursuivi notre voyage en direction d’Ometepe !

Arrivée à Ometepe

On a eu un mal de chien a parvenir jusqu’à la ville de Rivas et son port (San Jorge) !

Les bus au Nicaragua sont une science approximative, il n’y a pas vraiment de gare, il faut faire coucou au chauffeur en se mettant sur le bord de la route, voir même carrément au milieu pour que le bus s’arrête. On a réussi a arrêter un bus, mais il n’allait pas la ou on voulait (pratique). Suite a ça, on a donc du s’entasser à 3 avec nos backpack dans un petit taxi dont la voiture affichait 650.000km au compteur. Yeah !

Bref, une fois sur le port, on a discuté un peu avec la capitainerie pour pouvoir prendre un bateau afin de rallier l’ile d’Ometepe.
Le seul bateau disponible alors était un vieux rafiot à moitié défoncé, rouillé et tout et hop, on était partis sur le lac !
La traversée nous à offert une merveilleuse vue sur l’île et ses deux volcans :

Le volcan Concepcion

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Une traversée a la roots comme je les aime ! Oui, ce bateau flotte !

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La team Ometepe ^^

Le vieux rafiot nous a déposé à Moyogalpa.
En mettant les pieds en dehors du bateau, une horde de locaux se sont jetés sur nous avec les éternels “taxi? hotels? taxi?”, ou qu’on aille on y échappe pas décidément… Mais contrairement à d’autres pays, ici la “horde” c’était juste 5 ou 6 personnes.
De plus on en a re-croisé aucun par la suite, ca change !

Après avoir fait quelques courses et trouvé une petite auberge pour la nuit a Moyogalpa, on s’est baladé un peu en ville, mangé un peu etc
Le lendemain, après avoir regardé une carte de l’ile, on a décidé de prendre un des quelques taxi pour aller au niveau de l’isthme reliant les deux volcans. Vu la localisation, ca paraissait être un bon spot pour explorer la zone de part et d’autre.

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Le village de Moyogalpa et la porte d’entrée du volcan Maderas, subventionné par l’Europe o_O ?

Nous sommes donc arrivés à Santo Domingo dans un petit hostel cheap au bord de la plage.
Il n’y a pas d’eau chaude sur l’ile, car le Nicaragua est un pays pauvre avec très peu d’infrastructures dans les endroits un peu reculés.
Par contre le lac Nicaragua, est un lac d’eau douce, tiède et peu profond, donc quand on veut se doucher, bah on embarque sa trousse de toilette à la plage et plouf ! (En utilisant bien sur un savon biodégradable, car les produits du commerce ont tendance à polluer pas mal quand même).

En plus c’est marrant, pendant qu’on prends sa “douche” dans le lac, au coucher du soleil, avec la vue sur le volcan, il y a quelques poissons qui parfois vous passent entre les jambes.
La meilleure douche du monde !

Bref, les quelques jours qui ont suivi ont été a base d’exploration des différents villages, de la cuisine locale (faut aimer le poulet, sinon vous êtes dans la merde), de jeux de cartes, de glandouillage sur la plage, de randonnée, de vélo… On à aussi loué des scooters (15€ par jour essence comprise, cheap quoi !) pour faire le tour de l’île en s’arrêtant un peu partout.
Bref on a exploré l’ile en long en large et en travers !

Concernant les routes, bah il n’y en à que 2 qui sont en “dur” tout le reste c’est du chemin de terre amélioré (ou pas). D’ailleurs c’est assez marrant, les 2 routes ne sont pas en bitume, mais composées de centaines de milliers de dalles.
Je n’ai trouvé aucune explications sur le sujet, donc si quelqu’un sait pourquoi, je suis preneur !

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Une route en dalles…

Le volcan Maderas

Tant qu’â être la bas, entouré de deux volcans imposants, je me suis dit qu’il fallait au moins que j’en gravisse un !
J’ai choisis le Maderas, le moins haut des deux, en partant du principe que le panorama sur le reste de l’ile et sur le Concepcion serait plus intéressante. Et puis la perspective de gravir en solo un volcan en activité ne n’enchantait pas trop.
Ca parait pas bien haut comme ca, mais je peux vous garantir que ca grimpe sévère quand on y est :
L’altitude du lac est de 32m et que le Maderas s’élève à 1400m, le dénivelé était quand même bien costaud avec une inclinaison de 35° en moyenne.
Niveau cardio ça a bien donné ^^

Au début de la randonnée, il y a un petit sentier qui part d’un petit hotel “El porvenir“, puis le sentier s’enfonce dans la jungle, ça commence a monter doucement, puis ça empire de plus en plus. Le sommet est pratiquement tout le temps dans les nuages, il se dégage parfois mais c’est très rare.
Donc une fois à mi hauteur, on est dans le nuage !

L’ascension commence…

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L’inclinaison…

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A un tiers du Maderas, vue sur le volcan Concepcion…

A environ la mi-hauteur, on rentre dans le nuage et le sentier se transforme en “mud day”, mais avec un dénivelé proche de 45° !
Ca patauge à mort dans la gadoue, il y a une légère pluie qui n’arrange rien, le sentier est hyper accidenté… Bref c’est hardcore !
J’ai croisé quelques gens en cours de route, tous aussi crados que moi jusqu’aux genoux, c’est dans ce genre de moment ou on se dit “Broaf, de toutes façon je pourrais pas être plus mouillé et salis que ca” alors je continue jusqu’au sommet…

Le sommet s’est trouvé être complètement dans les nuages et dans la forêt avec une brume épaisse, pas grand chose à voir… snif !

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Splotch !

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Mode guerrier [ON]

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Le sommet le plus pourris du monde hahaha

Du coup je suis redescendu, la même galère dans l’autre sens, youpi !
Mais dans la descente, plusieurs autres sentiers ont fait leur apparition, j’ai finis par me perdre, je pense ne pas avoir tourné la ou il fallait et au bout de quelques kilomètres, le sentier disparu dans la jungle… cool !
Mais bon, se perdre sur une ile de 10km de diamètre, c’est pas trop grave !

J’ai donc continué à descendre le volcan, jusqu’à arriver dans un champs de bananes et comme par hasard, une fois avoir traversé le champs, le soleil se pointait sur le sommet du volcan… raaaaah encore la chance quoi !

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Maderas… toi… ‘foiré !

J’ai traversé quelques petites clôtures et d’autres champs jusqu’a rencontrer un type avec une machette dans les mains.
J’adore ce genre de moment quand j’y repense, mais jamais trop quand je le vis :

“Je suis au Nicaragua, sur une ile, perdu sur les pentes d’un volcan, seul et il y a un type avec une machette devant moi…”

Mmmmmmmmmmouais……
Mais bon, sortons des clichés :
Le fermier était super sympa, il m’a même propose de boire un peu d’eau et m’a filé 2 bananes (petites, vertes et bonnes) !
J’ai discuté un peu avec lui, en espagnol bien sur (car oui au Nica, si vous ne parlez pas espagnol, inutile d’y aller, personne ne parle anglais)…
Il m’a indiqué comment rejoindre “El Porvenir”, mais j’allais devoir traverser d’autres champs, donc il s’est proposé de venir avec moi sur quelques centaines de mètres pour s’assurer que j’allais pas marcher trop sur les champs voisins.

Un autre bon point pour le Nica, c’est qu’on peut discuter très facilement avec les locaux, c’est quasiment naturel :
Il m’a dit s’appeler “Josépé” et qu’il s’était installé sur Ometepe depuis 3 ans pour cultiver des bananes, il venait de Matalalpa et cherchait un peu plus de quiétude et de sécurité.
Il se trouve que le Nica est un pays ou la sécurité est très relative selon la ou on vit. Certains villes sont assez dangereuse, comme Managua par exemple ou il vaut mieux pas être dehors passé 22h ; Mais sur une ile, tout est plus contrôlable, donc plus safe !
On a discuté aussi un peu de son pays, des problèmes et enjeux, du canal (j’y reviendrais plus bas) et de l’avenir touristique du pays.
Car le tourisme commence à peine au Nicaragua, il n’y a pas grand chose, tout est à faire !
En somme en 15mn de discussion j’ai appris pas mal de choses sur le pays !

J’ai continué mon chemin et j’ai fini par rallier “El Porvenir” pour rentrer à “Santo Domingo” à vélo et pouvoir aller prendre “une douche”.

Nous sommes resté 6 jours sur Ometepe, puis nous sommes partis vers Granada….
Mais ça, c’est une autre histoire :p

 

Conclusion

J’ai adoré Ometepe, tout comme j’ai adoré le Nicaragua, c’est vraiment une destination que je recommande, tant qu’elle existe encore !
En effet, ce petit paradis pourrait bientôt disparaitre à cause du projet du Canal.

Pour la petite histoire, le Nicaragua est un peu jaloux du succès du Panama et songe à construire deux canaux, un de chaque coté du Lac Nicaragua afin d’enrichir le pays de part le commerce maritime. Comme cela a été le cas avec le Panama.
Le Nica étant un pays pauvre, certains y voient déjà la manne financière providentielle pour booster l’économie du pays ; mais d’autres y voient (tout comme moi) un désastre écologique en perspective.

L’île d’Ometepe pourrait donc bientôt servir de port d’attache de super tanker et avec tous les risques environnementaux que représente un tel projet, c’est pas rassurant du tout ! C’est un sujet très sensible, mais aussi très discuté au Nicaragua.

Pour en savoir plus je vous encourage à lire cet article, qui décortique bien le problème :
http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20141224.OBS8622/le-canal-du-nicaragua-un-chantier-pharaonique.html

Voilà ! 
J’espère que cet article vous as plus, si vous voulez voir plus de photos du pays, c’est par ici que ca se passe !

N’hésitez pas à commenter 🙂

 

En ce moment j’entends beaucoup parler du Costa Rica, que ce soir sur des blogs, sur facebook ou même dans certains magasines d’infos !
Toutes les actus disent du bien de ce pays, faut dire que niveau impact environnemental et social, ils sont tout en haut de la liste de ceux qui se bougent le bas du dos. C’est aussi un pays en voie de développement démocratique et depuis longtemps, riche, safe et tout…
Bref si on y ajoute l’incroyable biodiversité du pays, le Costa Rica à l’air d’un vrai paradis, fait des envieux et attire de plus en plus de gens.
Une vraie carte postale quoi !

Mais voilà…
Au vu de ma façon de voyager, j’ai profondément détesté ce pays, je le place même en tête de ma “blacklist” des pays ou je ne mettrais plus jamais les pieds, sauf transit.

Je tiens à dire que ce que je vais raconter dans cet article est un avis personnel, vous pouvez le prendre comme une mise en garde, mais rien de plus ! Je pense que le Costa Rica à de nombreux intérêts, mais pour moi c’est juste que c’est un pays avec lequel ça ne “match” pas.

En 2015, lors de mon second TDM, j’avais entrepris de partir d’Equateur et de remonter toute l’Amérique centrale par le sol jusqu’au Mexique en 4 mois.

C’est à dire : Equateur > Colombie > Les San Blas > Panama > Costa Rica > Nicaragua > Honduras > Guatemala > Belize > Mexique.
Au vu de cet itinéraire et du timing, j’ai donc du privilégier certains pays à d’autres, j’avais donc misé sur 3 pays (Colombie, Costa Rica et Guatemala).
2 d’entre eux ont tenu leur promesses, un non, je vous laisse deviner lequel…

Ceux qui me suivent sur facebook ont du remarquer à l’époque mes nombreux coups de gueule sur le pays quand j’étais sur place haha.
Bah je vais tous les résumer ici ! 😉

L’important est de savoir que je suis arrivé au Costa Rica plein d’espoir, que j’ai traversé le pays en diagonale de bas en haut et que ce pays m’a déçu à un tel point que je l’ai fui au bout d’une grosse semaine, dégouté à vie !

En détail, voilà quel à été mon itinéraire :
Costapass

8 jours en tout, c’est peu je l’avoue, mais jour après jour je me disais “Ici c’est pourris, ce sera mieux ailleurs…”
Mais, passé “Buenos Aires”, plus j’allais vers le nord, plus ça devenait naze et “touristico-pourave”…
Donc je garde une petite lueur d’espoir concernant le sud du pays, sait on jamais, j’y retournerais peut être si je deviens millionaire…

 

*Cric Crac* (Bruits de mes mains) XD
Ok c’est parti ! 

Ce pays n’est pas pensé pour les voyageurs qui ont l’habitude de la débrouille et du risque.
C’est un gigantesque parc d’attraction, tout est pensé pour le touriste américain de base ; oui je dis bien “américain”, car c’est clairement la cible et ca en dit long sur quel genre de mentalité il y règne.

TOUT se paie ! Il n’y a rien de gratuit ! 
TOUT est sujet à un Prix ! Le capitalisme nord américain a plein régime : C’est un casino quoi !
Un beau casino dans la jungle avec des activités payantes (et chères) un peu partout, bref : Disneyland !

Le Costa Rica, c’est Disneyland dans la jungle !

Voilà, cette phrase résume de façon simple et directe ma perception de ce pays !

 

En fait, quand on est habitué à voyager plus ou moins à l’arrache, j’entends par la habitué à :
– Agir en mode “le moins cher possible” et manger “street-food” ultra cheap
– Attraper un bus au milieu de nul part
– Se mélanger à la population et se retrouver être le seul “gringo” parmi les locaux
– Baragouiner la langue car personne ne parle anglais
– Faire des trek nature en solitaire et Camper sauvage
– Ne jamais rien réserver comme hébergement
– Couchsurfer
– Rechercher l’authenticité
– Fuir les touristes
Bah le Costa Rica, c’est l’enfer sur terre !

 

Pour bien comprendre de quoi je parle, je vais décortiquer les différents points ci dessus avec mes propres expériences…

Rappel des devises :
1 € = 600 colon (mais le dollar américain est la monnaie officieuse)

/// Le moins cher possible
Mmmmmouais… bah bof hein ! Tout coute un bras, il n’y a pas vraiment de “moins cher possible”.
J’ai pas réussi à descendre sous la barre des €50 par jour, normalement je carbure au environ de €25/jour.
Même au supermarché du coin tout coute un bras, c’est plus cher qu’en France pour une qualité inférieure.
Quand à la street-food, bah il n’y a pas grand chose a part la junk food américaine classique (burger hotdog etc), impossible de trouver des empanadas ou d’autres trucs avec un bon rapport “nourrissant/pas cher”. Pareil pour tout le reste, l’hébergement, les transports…
Un exemple de cout de la vie pour que vous visualisiez le merdier :
– Un trajet en bus : 13000c (26€)
– Une nuit dans un camping en marge de la ville : 8000c (14€)
– Une nuit en hostel, dortoir de 6 bunk : 12000c  (20€)
– Un repas supermarché : 5000c (8€)
– Un petit resto cheap : 8000c (14€)
– Un paquet de clopes : 3000c (5€)

>> Bref si on ajoute une activité on est rapidement à plus de 50€, car oui, tout est payant.
Le stop marche pas terrible, au mieux les gens nous déposent dans une gare de bus lol (vécu).
Bref…

/// Attraper un bus au milieu de nul part
Il faut savoir que le Costa Rica possède 2 types de bus, comme dans beaucoup de pays en développement :
Les bus pour touristes et les bus locaux. Normalement les bus locaux sont moins chers et c’est pour ça qu’on les prends…
Mais pas dans ce pays : C’est les mêmes prix à $2 près !
Donc vous avez le choix entre :
Prendre un tourist bus rempli “d’américan-teenage-backpackers” qui se rends uniquement dans les bleds d’intérêts et qui sont pratique pour les transits vers d’autres destinations. Ou, prendre un local bus archi-blindé de locaux qui ne va que dans des endroits improbables et pas pratique pour les transits, (genre les bus de “fin de route”, du genre ou on doit reprendre le même dans l’autre sens avant d’aller ailleurs). C’est le même prix.

>> En gros le système “oblige” les voyageurs à prendre les tourist bus si on fait un itinéraire de traversée… ça m’a bien saoulé !
La plupart des bus locaux ne desservant presque qu’uniquement des villes ou villages lambdas et les bus touristes faisant la part belle aux spots d’intérêt, bah on se retrouve rapidement dans un univers qui sépare la population des locaux.

/// Se mélanger a la population…
Ca c’est de loin ce qui m’a le plus choqué, il y a un genre d’apartheid entre locaux et touristes.
C’est un peu chacun dans son coin. Il y a des villes intégralement dédiée au tourisme, plus rien n’y est authentique.
Je pense notamment à “Monteverde”, “Manuel Antonio” ou encore “Punta Arenas” qui sont des villes “crées” à 100% pour le tourisme.
Elles rappellent certaines villes de Côte d’azur ou de la Floride bling bling pour l’ambiance malsaine à base de fric qui y règne.
Des stations balnéaires quoi !

Après je suis allé dans quelques bleds “normaux” comme “Buenos Aires” et “Upala” mais il n’y a rien a faire, ce sont des villes dortoirs.
Par chance j’ai pu discuter un peu avec quelques locaux (dans ces petits bleds justement), qui m’ont avoué que même eux trouvaient leur pays trop cher. Mais le PIB du pays repose grandement sur le tourisme donc ils sont un peu dans la situation “pas le choix, on est coincés”.
Le problème c’est que ca crée un genre de jalousie des locaux envers les touristes.
Depuis des années ils voient des touristes débarquer et faire tout un tas d’activités hors de leur portée. Il y a un fossé qui s’est crée, le même genre de fossé qu’on peut trouver en asie du sud est. En gros on est perçu comme un portefeuille ambulant et la communication est rapidement limitée.

Les seules rencontres qu’on y fait c’est avec d’autres voyageurs ou touristes.
Et pour ca je ne me plains pas, j’ai rencontré certaines personnes vraiment sympa au Costa Rica, (spéciale dédicace au 421, comprends qui peut) mais je ne vais pas dans un pays pour ne trainer qu’avec des étrangers… Ca arrive dans tous les pays ca !

>> Pas de mélange, vous êtes un touriste donc vous êtes la pour consommer, acheter et vous amuser point : A vomir !
Je pensais pas trouver pire que le sud de la Thaïlande…

/// Baragouiner la langue…
Bah la c’est simple : Tout le monde parle anglais ! Même le gamin qui joue au ballon dans la rue parle anglais.
L’Amérique du nord à complètement transformé la perception des étrangers dans ce pays :
Alors quand je m’adressait à eux en espagnol, ils me regardaient avec de gros yeux souriants, alignaient 3 mots en espagnol puis switchait directement à l’anglais. Vous êtes touristes, donc vous parlez anglais, merci de faire l’effort de parler espagnol, mais c’est bon on va parler anglais !
Ils cherchent pas plus loin !

>> C’est censé être un pays hispanophone merde !

/// Nature trek et camping sauvage…
Attention, ça va être épique : C’est juste mission impossible !
Je vais vous raconter ce que j’avais tenté de faire dans la “Children’s Eternal Rain Forest Bosque Eterno de los Niños“, projet que j’ai avorté en raison du prix ahurissant de leur délires. Pratiquement tous les parcs sont dans le même concept :

1) Accéder a un parc
Déjà, tous les parcs nationaux ou les réserves de biodiversité ont un tarif d’entrée à la journée (bah oui, tout se paie) d’en moyenne 5000c/jour (8€).
Donc si vous voulez rester plusieurs jours, bah il faut payer plusieurs jours, donc 3 jours vous coutera donc 24€.
Ha oui et au passage, il faut réserver d’habitude !
C’est bon, vous avez payé ça, vous pouvez maintenant rentrer dans le parc !

2) Les guides
Oulaaaaa mais attendez ce n’est pas terminé, il vous faut un guide ! C’est obligatoire !
Pareil on loue ses services à la journée et ça coute a peu près 10000c (17€) soit 51€ pour 3 jours
Bon c’est bon on y va la ?

3) Les activités
Bon ok vous pouvez pénétrer dans le parc, mais pour faire quoi ?
Vous pouvez certes vous balader, mais le guide vous conseille de choisir l’une des nombreuses activités proposée par le parc.
Le tour “machin”, le tour “bidule”, le tour “truc”… ou alors le super tour “machin bidule truc”
Bien sur tout ca est payant !
Les gens du parcs ont un mal de chien a comprendre le principe du trek, a savoir marcher et observer sans rien acheter.
Et toutes les zones “intéressantes” du parc sont payante bien sur. Un routar a peu près similaire a mes délires que j’avais rencontré m’avait dit que dans certaines situation on te dit “non pas par la, c’est payant” et le chemin de rando passe obligatoirement par ces zones : bref, niké !
L’autre solution serait d’acheter une machette et d’y aller a l’arrache, mais les amendes sont salées !

4) Le camping
Nan mais qu’est ce que vous croyez ? Bien sur qu’il faut payer le camping !
Donc on ajoute 8000c (14€) par nuit. Ils proposent de louer une tente pour la moitié du prix de la nuit et ils font la gueule quand vous leur dite que vous avez déjà une tente et que c’est pas nécéssaire.

5) La bouffe
Non, ce n’est pas terminé, vous ne pouvez pas emmener votre nourriture dans le parc, car il ne faut pas “contaminer” la biodiversité.
Autrement dit la boutique a l’entrée du parc vous propose exactement la même bouffe que vous trouverez au supermarché du coin, 2x plus cher mais certifié par le parc comme étant bon pour la biodiversité.

Bref, 3 jours dans le parc m’aurait couté à peu près 150€, soit un budget de 3 jours dans le pays (ou un budget d’une semaine dans n’importe quel autre pays du coin), ca ne reviens même pas moins cher.
Je suis pas fou, j’ai renoncé.

Donc je n’ai vu aucun toucan, paresseux et autres bestiole de la faune, mais ayant déjà été en Amazonie pour moins cher :
J’y survivrais !

Si vous n’y croyez pas je vous invite à vous rendre sur le site du parc en question et regarder les prix !

/// Ne jamais rien réserver
Pauvre fou !
Vu e nombre de touristes qui vont dans le pays a toutes les périodes de l’année, il n’y a pas vraiment de “basse saison”.
Donc tout est réservé tout le temps, les seuls spot libres sont souvent hyper chers… bref je suis content de voyager avec une tente !

/// Couchsurfing
Est ce que je dois vous raconter l’histoire de ce CS à “La Fortuna” qui voulait me faire payer l’hébergement ?
Il m’a dit que c’était pour le ménage et parce qu’il avait besoin de cet argent.
Voilà, c’est ca ! (Au passage : Oui je l’ai dénoncé, car le CS c’est pas du BNB : la règle c’est la gratuité !)

/// La recherche de l’authenticité…
Bah bon courage hein ! On se prends des barrières de partout !
Il n’y en a plus vraiment, le pays est beaucoup trop dépendant du tourisme de masse. A moins d’aller dans des petits coins paumés, il n’y a pas vraiment moyen de dialoguer avec les locaux.
Toute la logique touristique est tournée sur leur délire de la “pura vida” (slogan national), qui en gros veut dire :
“Venez vous éclater dans notre beau pays, venez ici il fait bon vivre” ; Mais avec un petit sourire diabolique en coin du genre “mais n’oubliez pas votre argent, gniahahaha, on va vous dépouiller mwahahahaha”

/// Fuir les touristes…
Le Costa Rica est peuplé de 4,8 millions d’habitants, il y passe 800.000 touristes internationaux chaque année.
Je vous laisse faire le calcul ! Le pays est littéralement envahi.
Pour fuir les touristes il n’y a qu’une seule solution : fuir le pays !
C’est ce que j’ai d’ailleurs fait !

Conclusion

Quand j’étais plus jeune, un pote de promo y était parti un an et me donnait envie a mort, puis au Panama, j’avais rencontré un Costa-ricain qui m’avait vendu son pays comme du rêve… Ca me donnait trop envie ! J’avais juste hâte d’y être ! J’ai même coupé court au Panama pour y arriver plus vite !
Enorme déception que ce pays !

Etant donné que mon objectif en voyage est de miser tout sur la nature et le trek, ce pays m’a traumatisé par son organisation et ses prix.

Je pense que le Costa Rica est un bon pays pour des VACANCES, mais pas pour du voyage.
De même que c’est un bon pays pour ceux qui n’ont jamais vraiment voyagé et ont la “peur” de se lancer, c’est un bon “premier pays”.
Mais moi je ne suis plus à la recherche de tout ces trucs superficiels quand je voyage.

Si vous voulez faire tout un tas d’activités “whaouu” alors c’est clair c’est le bon pays pour ca !
D’ailleurs j’ai joué le jeu un jour, il fallait que je fasse au moins un truc mémorable dans le pays.
Donc à Monteverde, il y avait la plus longue zipline au monde, 1,3km a 70km/h en mode superman, allongé.
Une vidéo qui montre ce que c’est ici.
Bah j’ai fait ca !
C’était super, adrénaline garantie, on a vraiment l’impression de voler au dessus de la jungle.
Mais ca m’avait couté 50€ la journée.

Donc j’avais beaucoup misé sur ce pays, il m’a déçu a un point…
ouais, j’ai détesté ce pays pour ce coté pourris tourisme avide et dégeulasse.

J’ai fui au Nicaragua…
Et j’ai gagné au change car le Nicaragua était tout l’inverse du Costa Rica, c’est de la débrouille à 100%.
Tout est cheap, tout est beau, tout est bon, authentique…
C’est typiquement le genre de pays ou il faut avoir un peu d’expérience de route avant d’y aller. Car rien n’est simple, oubliez les gares de bus, il faut faire coucou au chauffeur pour qu’il s’arrête, oubliez les tarifs de fous dans les parcs : la bas c’est gratuit !

D’ailleurs, il n’y a plus aucun touriste jeune et américain :
La moyenne d’âge des touristes au Costa rica tournaient aux environ des 25 ans.
Le Nica, c’est plutôt 35-40 ans et personne ne parle anglais ! Bref une bonne destination !
J’ai adoré ce pays et j’y retournerais c’est sur !

Mais le Costa rica est maintenant blacklisté à mes yeux !
Pays de merde !